HAÏTI MAGAZINE par DÈYÈ MÒN ENFO

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#35 - Grand retour du Festival International de Jazz à Port-au-Prince
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#35 - Grand retour du Festival International de Jazz à Port-au-Prince

Toute l'actualité haïtienne de la semaine : PapJazz en mode résistance, En lisant au Téléjournal de Radio-Canada, 1ère Conférence Mouka, précarnaval à Jacmel, Roody en concert et conflit à Cité-Soleil

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févr. 05, 2024
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#35 - Grand retour du Festival International de Jazz à Port-au-Prince
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Photo : Étienne Côté-Paluck/Dèyè Mòn Enfo

Après deux ans d’absence, le Festival International de Jazz de Port-au-Prince, surnommé PapJazz, a effectué son grand retour dans la capitale haïtienne. Contre vents et marées, les quatre jours de festivités ont été enivrants pour un public avide de grands concerts.

Tout ça et bien plus dans l’édition #35 de HAÏTI MAGAZINE par DÈYÈ MÒN ENFO, collectif de journalistes et de professionnel·les des médias basé·es en Haïti.

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Mot de la rédaction : Nous avons consacré quelques jours en janvier à la préparation d’un reportage sur le festival En listant ainsi qu’un reportage sur le Festival International de Jazz de Port-au-Prince pour la télévision et la radio de Radio-Canada. Plus de détails plus bas dans cette édition.

Etienne Côté-Paluck

Sommaire #35

  1. Le Festival International de jazz de Port-au-Prince en mode résistance

  2. Festival En lisant et Gaëlle Bien-Aimé au Téléjournal de Radio-Canada

  3. Conférence Mouka : décolonisation et accouchements en Haïti

  4. Précarnaval à Jacmel en photos

  5. Nouveau concert de Roody Roodboy

  6. Vers la fin de la construction du Canal de Ouanaminthe

  7. Reprise du conflit à Cité-Soleil

  8. Blocus de Port-au-Prince : Mariani toujours impraticable

  9. Revues de presse de la semaine

Le Festival International de jazz de Port-au-Prince en mode résistance

Ludovic Louis de Martinique. Photo : Josué Azor

Le PapJazz a adopté, depuis trois ans, un mode « résistance », comme l'explique Milena Sanders, l’une des deux co-organisatrices de l’événement, lors d'une entrevue. En raison de l'escalade de l'insécurité à Port-au-Prince, le festival a été contraint à l'absence dans la capitale durant cette période : une pause imposée en 2022 et un déplacement au Cap-Haïtien en 2023. Bien que la situation sécuritaire de la ville ne se soit guère améliorée, Mme Sanders insiste sur l'importance de maintenir cet événement majeur de la capitale. « Cette tradition ne doit pas se perdre », affirme-t-elle, soulignant la valeur culturelle et historique du festival pour la communauté depuis 2007.

Le chanteur haïtien Jah Nesta. Photo : Josué Azor

Le chanteur engagé Beethova Obas a ouvert les festivités le premier soir, tout de suite après la performance du trio jazz de l’Espagnol Abe Rábade. Obas a interprété ses plus grands succès, teintées de quelques improvisations, et clôturant avec sa célèbre reprise de Couleur café en version samba haïtienne. Une grande partie de la foule, fidèle à ses succès depuis 35 ans, a chanté en chœur durant presque toute sa performance.

Beethova Obas et ses choristes. Photo : Étienne Côté-Paluck/Dèyè Mòn Enfo

La première soirée de festival s’est achevée avec Richard Bona, multi-instrumentiste camerounais, qualifié de « l’un des cinq meilleurs bassistes de la planète » par Joël Widmaier, programmateur et co-organisateur du festival avec Milena Sanders. C’était la deuxième visite de Bona au PapJazz, sa première étant en 2013.

Richard Bona du Cameroun. Photo : Étienne Côté-Paluck/Dèyè Mòn Enfo
Reportage radio de l’équipe d’Etienne Côté-Paluck de DÈYÈ MÒN ENFO sur le festival pour l’émission Tout terrain d’ICI Première (Radio-Canada)

Présenté sur une grande scène sur la terrasse extérieure de l’hôtel Karibe, le Festival International de Jazz a aussi été diffusé en direct en ligne. On vous partage ici les quatre soirs.

Jour 1 - PapJazz : vidéo intégrale

Le deuxième soir du festival a mis en lumière le Last Jerónimo Quintet du Mexique, fusionnant tradition mexicaine et rythmes contemporains, puis Gwolobo, un collectif mené par les DJ ManitoNation et Kolo. Avec les chanteurs Paul Beaubrun (Boukman Eksperyans, Arcade Fire) et Kabysh, ainsi que le tambourineur Ti Tanbou, le groupe a revisité des classiques de la musique traditionnelle et racine haïtienne, mêlant house, percussions et vodou.

Photos : Jean Elie Fortiné/Dèyè Mòn Enfo

Ils ont été rejoints par le claviériste Patrice Rouzier, cofondateur de Mizik Mizik, considéré comme un pilier de la musique haïtienne contemporaine. Joël Widmeier, également musicien professionnel, a également participé avec ses tambours à ce jam session rythmé.

Jour 2 - PapJazz : vidéo intégrale

Le prêtre vaudou, chanteur et danseur Erol Josué a ouvert le troisième soir avec son vodou-jazz-rock, suivi du trompettiste martiniquais Ludovic Louis et ses musiciens.

Le chanteur Erol Josué. Photos : Josué Azor

Le groupe Reggae Mapou a terminé l’avant-dernier soir du festival avec des inspirations jamaïcaines. Il met en vedette trois des plus importants chanteurs reggae de leur génération en Haïti, Zikiki Yizra’El, Joel Pierrevil (Akoustik) et Pierrot Petit, qui se sont succédés sur scène. L’invité spécial Jah Nesta a aussi profité de l’occasion pour se joindre au groupe et ainsi effectuer un grand retour en concert à Port-au-Prince après plusieurs années d’absence.

Le trompettiste Ludovic Louis et son groupe, ainsi que Zikiki Yizra’El et Joel Pierrevil de Reggae Mapou. Photos : Josué Azor

Jour 3 - PapJazz : vidéo intégrale

En plus du projet spécial Jazz Lakay Project (voir le concert), le saxophoniste cubain Felipe Lamoglia Quintet (voir le concert) était sur la grande scène du festival pour le dernier soir. Celui-ci s’est clôturé par le très attendu chanteur Richard Cavé et son groupe compas KAÏ, fondé après la dissolution de Carimi en 2016. Leurs plus grands succès ont fait plaisir à la foule conquise d’avance. Ils ont même terminé la soirée sur une chanson de carnaval, ce qui a permis de délier les jambes sur une rythmique un peu plus rapide.

Le groupe KAÏ de retour en Haït après 2 ans. Photos : Jean Elie Fortiné/Dèyè Mòn Enfo

Malgré son format et sa durée réduits, le festival a rappelé l'importance de la musique dans l’âme haïtienne. « Sans la culture, un peuple n’est plus rien », a souligné Beethova Obas, lors d’un entretien.

Jour 4 - PapJazz : vidéo concert KAÏ

Festival En lisant et Gaëlle Bien-Aimé au Téléjournal de Radio-Canada

Une collaboration a vu le jour entre une partie de l'équipe de DÈYÈ MÒN ENFO, Étienne Côté-Paluck et Jean Elie Fortiné, et le journaliste Jean-Michel Leprince de Radio-Canada. Ensemble, ils ont préparé un reportage mettant en lumière l'artiste Gaëlle Bien-Aimé. Humoriste et dramaturge, elle sera en spectacle au Québec ainsi qu’à Ottawa en mai prochain. Elle était aussi l’invitée d’honneur du festival de théâtre En lisant, en décembre dernier à Port-au-Prince.

Conférence Mouka : décolonisation et accouchements en Haïti

Tania Pierre-Charles et l’équipe du centre de documentation virtuel Mouka.ht, dont DÈYÈ MÒN ENFO est l’un des partenaires, a présenté il y a quelques jours la première d’une série de conférences consacrées au genre et aux droits des femmes en Haïti.

Coloniser l’accouchement : violence et politique de santé reproductive en Haïti

par Tania Pierre-Charles, médecin et doctorante (UQAM)

Résumé : Deux systèmes parallèles d’accouchement coexistent dans le pays. Leur racine se retrouve dans la matrice coloniale qui a moulé des relations binaires de domination. Le système traditionnel d’accouchement auquel ont toujours recours les deux tiers des femmes haïtiennes est ainsi secondarisé et même méprisé par les institutions, les professionnel·les et les politiques de santé publique. De l'accouchement à domicile aux défis des matrones traditionnelles, comment décoloniser l'approche médicale et répondre aux besoins des femmes en Haïti ?

Précarnaval à Jacmel en photos

Photo : Andoo Lafond/Dèyè Mòn Enfo

Le dimanche 28 janvier dernier, les artisans du célèbre carnaval de Jacmel se sont mobilisés pour leurs derniers préparatifs. Le comité du carnaval a soigneusement sélectionné à ce moment les groupes qui allaient participer hier à ce grand jour. Cette étape finale pré-carnaval est cruciale pour assurer le succès et le bon déroulement de la célébration. Un compte-rendu complet de cette journée festive sera présenté dans la prochaine édition de HAÏTI MAGAZINE, où nous partagerons les moments forts et les impressions capturées lors de cet événement coloré et emblématique de la culture haïtienne.

Photos : Andoo Lafond/Dèyè Mòn Enfo

Jacmel lance son carnaval . Le Nouvelliste

Ouanaminthe: des fêtards dans les rues pour le premier dimanche précarnavalesque . Le Nouvelliste

Ouanaminthe: la mairie et le comité du carnaval lancent officiellement les festivités pour cette année . Le Nouvelliste

Masques de carnaval à Jacmel sur le thème du recyclage par l'équipe de nos amis du collectif KOLAJ dirigé par l'artiste plasticien Payen Ernst.

Nouveau concert de Roody Roodboy

Roody Roodboy et sa troupe de danse durant son concert. Photo : Josué Visual

Roody Roodboy a offert un concert vendredi dernier au centre de convention de l’hôtel NH El Rancho à Pétion-Ville. Le chanteur pop le plus populaire du pays a présenté son nouveau spectacle Tou 9, du nom de son nouvel album lancé en août dernier.

Photos : Josué Visual

Vidéoclip de la semaine

Frajil - Jalove Lazy Omega ft B13 Dankanny

Le nouveau venu Jalove Lazy Omega s’associe au déjà célèbre B13 Dankanny pour une vidéo rap hors de l’ordinaire qui mélange vodou, cimetière et autres aspects mystiques.

Vers la fin de la construction du Canal de Ouanaminthe

Le canal de Ouanaminthe en septembre dernier. Photo : Jéthro-Claudel Pierre Jeanty/Nord-Est Info

La ville de Ouanaminthe a été paralysée au début de la semaine dernière à la suite d’un appel à la grève. Cette grève a été initiée, entre autres, par l'ancien sénateur élu Guy Philippe, qui avait été extradé par les autorités haïtiennes et jugé aux États-Unis pour blanchiment d'argent lié au trafic de stupéfiants quelques jours avant sa prise de fonction en 2016. Récemment libéré de prison et renvoyé en Haïti, Philippe a réussi à mobiliser les foules contre le gouvernement d’Ariel Henry.

« On parle de révolution pour manipuler le peuple. Mais ils peuvent se tromper grandement ceux qui ne comprennent pas que cette révolution, le peuple la veut. Ce qu’il a vécu durant ces derniers mois lui a ouvert les yeux. Plus on le trompe, plus le feu de sa colère peut gronder avec plus de force. Mais qu’y a-t-il à détruire encore dans ce pays devenu si misérable par la faute de ses élites ? Notre société peut-elle subir le choc d’une explosion de violence incontrôlée ? »

Extrait de Confusion
Édito du National par Gary Victor (27 janvier 2024)

Malgré ces perturbations, la construction du canal de Ouanaminthe se poursuit, bien que son rythme ait quelque peu ralenti. Le projet approche de sa conclusion, mais le comité organisateur n'a pas encore annoncé de date pour l'inauguration officielle. L'aspect majeur des travaux restants concerne le gabionnage, une technique essentielle pour prévenir l'érosion le long du canal. Une grande partie de l’équipe de DÈYÈ MÒN ENFO prévoit se rendre sur place dans les prochains jours pour suivre l'évolution de ce projet et fournira davantage d'informations dans la prochaine édition de l’infolettre.

Rivière Massacre: le canal principal est prêt à plus de 85% . Le Nouvelliste

'Nou Nan Dènye Faz Travay la' Enjenyè Lesnel Marcelus di VOA Kreyol - VOA

Haïti - Sécurité : Renforcement de la surveillance à la frontière dominicaine - HaitiLibre.com

Des agents de la BSAP sèment le trouble à Ouanaminthe, la PNH réagit | Loop Haiti

Reprise du conflit à Cité-Soleil

Au même moment que le conflit reprenait à Cité-Soleil, deux groupes s’affrontaient aussi en banlieue nord de la ville, ce qui a provoqué un autre afflux massif de résidents à l’extérieur de la zone, comme à Route Frère mardi dernier. Photo : Siffroy Clarens

Le conflit entre les deux regroupements de clans criminels armés de Cité-Soleil semble avoir repris la semaine dernière, six mois après une trêve négociée entre ces deux parties. Durant l’été, la coalition surnommée G-Pèp, autour du leader armé connu sous le nom de Ti-Gabriel (Gabriel Jean-Pierre), était en grande partie confinée dans le quartier Brooklyn, le plus important bidonville de Cité-Soleil. Coincée de toutes parts par son groupe rival G-9, la population de Brooklyn était à bout de souffle après avoir subi un blocus complet, privée pendant plusieurs mois d'accès à l'eau, à l'électricité, ainsi qu’à toute possibilité d'entrer et de sortir du quartier. Cette situation a contribué à faire de Brooklyn l'un des premiers foyers de la nouvelle épidémie de choléra en Haïti il y a environs un an.

« Ce n’est pas dit dans le rapport mais sortir de la violence nécessitera un processus politique et un plan de régénération des quartiers. Il faudra des idées neuves et de l’argent frais en grande quantité pour sortir Haïti du gouffre. Créer les conditions pour renouer avec la sécurité pour ressusciter l’espoir et produire de la croissance sera une route longue et semée d’embûches. »

Extrait de La sécurité, indispensable bien
Edito du Nouvelliste par Frantz Duval (23 janvier 2024)

En novembre dernier, la mort d'Iska Andris, chef du groupe basé dans le quartier Belekou, a durement affaibli le collectif G9 dans la zone. À la suite de cette perte, le collectif G-Pèp avait lancé une attaque dans un quartier limitrophe, avant de se replier.

Les affrontements entre gangs entravent les activités économiques au port de Port-au-Prince . Le Nouvelliste

Ces dernières années, le collectif G-9 avait également étendu son contrôle sur la majeure partie du nord du centre-ville de Port-au-Prince. L'une de leurs premières actions d'envergure a été la prise de contrôle presque totale du quartier La Saline, où se situe le plus important marché public du pays, tout juste en face du port de Port-au-Prince, deux sources majeures de revenus pour les racketteurs.

« La PNH souffre en plus de la faiblesse de ses effectifs de : manque de formation tactique spécialisée, carence en formation continue, manque d’incitatifs et d’avantages sociaux et souffre de la précarité des salaires. Au plan logistique, il y a une insuffisance de blindés, l’absence d’engins lourds de génie, l’absence de support héliporté, l’insuffisance de drones de reconnaissance, l’indisponibilité des pièces de rechange sur le marché local, l’absence de bateaux de patrouille, de drones d’attaque, de fusils d’assaut, d’infrastructures appropriées, a révélé notre source, qui pointe du doigt la vétusté des lieux de police. […] L'Etat haïtien et la communauté internationale ne mettent pas assez de moyens au service de la PNH. Le budget national n'a pas la sécurité comme priorité absolue et les fonds pompeusement annoncés par les pays amis ne sont pas pour renforcer les capacités opérationnelles de la PNH en premier lieu mais adressent avant tout les programmes des bailleurs eux-mêmes. »

Extrait de De la PNH et des FADH en 2024
Edito du Nouvelliste par Frantz Duval (22 janvier 2024)

Après la mort de Serge Alectis (alias Ti-Junior), leader du groupe allié au G-9, un individu nommé Mack a pris sa place en 2022. En septembre dernier, Mack et son groupe ont annoncé vouloir quitter la coalition G9, provoquant de nouveaux conflits avec les quartiers voisins. Au début de la semaine dernière, un groupe du collectif G9 a attaqué La Saline pour affaiblir le groupe de Mack, qui a perdu une partie importante de son territoire, dont le Lycée de La Saline, un point stratégique élevé de la zone. Le lendemain, des membres du collectif surnommé G-Pèp auraient, selon des gens sur place, profité de ce conflit entre anciens alliés pour se faufiler dans le quartier et attaquer Mack à leur tour dans une embuscade. Ce dernier serait apparemment décédé avec quelques uns de ces associés aux mains de ceux-là même qu’ils avaient chassés de La Saline, avec de nombreux résidents, il y a quelques années.

Pour clore plusieurs jours de conflits, des hommes armés du quartier Brooklyn de Cité-Soleil (G-Pèp) auraient aussi profité de la faiblesse de leurs éternels rivaux pour lancer une nouvelle attaque en milieu de semaine dernière, cette fois près du carrefour Projet-Drouillard, anciennement contrôlé par le G9 et porte d'entrée de Cité-Soleil sur le centre-ville et La Saline.

« A la veille du 7 février 2024, date qui devrait marquer la fin de la transition dirigée par le Premier ministre Ariel Henry, le pays s'enflamme. Si d'un côté les gangs intensifient leurs attaques contre des quartiers et multiplient les cas de kidnapping, de l'autre des opposants à Ariel Henry appellent à sa démission. »

Extrait de Haïti n'a pas besoin de nouvelles promesses
Edito du Nouvelliste par Jean Pharès Jérôme (19 janvier 2024)

Blocus de Port-au-Prince : Mariani toujours impraticable

La station de bus Portail Léogane presque à l’abandon jeudi dernier en raison du blocage de la route. Photo : Francillon Laguerre/Dèyè Mòn Enfo

La route vers le sud du pays reste complètement bloquée à Mariani, à la sortie sud-ouest de la capitale. Cette situation entrave sévèrement le transport des denrées, qui sont désormais acheminées par une route de terre située dans les montagnes au sud de Mariani. Cette alternative, bien que nécessaire, reste précaire, car les camions ne peuvent pas y accéder, obligeant au transport manuel des marchandises. Cette difficulté logistique a entraîné une pénurie des produits de base et une augmentation des prix sur le marché Salomon à Port-au-Prince, parmi d'autres conséquences.

« Se nourrir devient de plus en plus difficile. Avec l’encerclement de Port-au-Prince par les gangs, les denrées arrivent difficilement à la capitale. Les prix augmentent semaine après semaine. Pour les familles c’est un véritable cauchemar. »

Extrait de Un quotidien à la dérive
Edito du National par Gary Victor (24 janvier 2024)

En plus de la route de montagne, certains tentent de contourner le blocus par la mer. Cependant, cette voie maritime n'est pas sans risques. Une embarcation a récemment été interceptée et ramenée à terre par un groupe armé, et ses occupants auraient été kidnappés, selon une personne qui utilise ce passage fréquemment.

La police et d'autres tentent actuellement de déloger le groupe criminel qui contrôle Mariani et qui avait été chassé du quartier il y a quelques temps. Ce groupe, profitant de la montée en puissance des milices criminelles à Martissant où ils s’étaient repliés, cherche depuis le 1er novembre dernier à reprendre le contrôle de Mariani plus à l’ouest. Malgré les efforts de la police, qui a envoyé des renforts par la mer, les groupes armés semblent pour l'instant maintenir leur emprise sur la zone.

La péninsule du Sud au bord d’une crise humanitaire, témoignage d’un entrepreneur . Le Nouvelliste

Haïti - FLASH : Grave impact du blocage de Mariani sur le panier alimentaire dans le Grand Sud - HaitiLibre.com

Carrefour-feuilles : La bande à Tilapli s’installe désormais à la ruelle Alerte et contrôle la zone de Bas Peu de Chose - L'exclusivité

Situation Mariani : Environ 77 personnes tuées, 427 maisons abandonnées ainsi que 36 écoles et 6 centres de santé fermés selon un rapport de la PNPDH - L'exclusivité

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L’équipe DÈYÈ MÒN ENFO

Photo-journalistes : Francillon Laguerre, Sonson Thelusma, Andoo Lafond, Milot Andris, Patrick Payin
Comité éditorial : Etienne Côté-Paluck, Jean Elie Fortiné, Jean-Paul Saint-Fleur
Stagiaires : Wilky Andris, Donley Jean Simon
Collaboration spéciale : Stéphanie Tourillon-Gingras, Mateo Fortin Lubin, Josué Azor, Siffroy Clarens, Jéthro-Claudel Pierre Jeanty
Partenaires médiatiques : Centre à la Une, J-COM, Nord-Est Info
Partenaires institutionnels : Kay Fanm, Mouka.ht

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